Swiss Beatles Fan Club

15 décembre 2017

«We All Stand Together» de Paul McCartney par Choirs with Purpose

«We All Stand Together» de Paul McCartney par Choirs with Purpose

La gagnante et présentatrice de Pop Idol (émission de télé-réalité de la télévision britannique), Michelle McManus, a chanté avec 10 chorales du Royaume-Uni de 1400 voix en tout et rassemblées sous le nom de Choirs with Purpose, sur un remaniement moderne du classique de We All Stand Together de Paul McCartney. Paru le 24 novembre dernier en single, c'est le premier titre issu de l'album Stand Together qui paraît ce 15 décembre. L'ancien Beatle, qui a soutenu l'initiative, a accepté de renoncer à ses droits d'auteur pour la chanson We All Stand Together tirée du film d'animation Rupert and the Frog Song (1984). Michelle McManus a confié : « C'est un projet incroyable et avec lequel je suis très fière d'être impliquée. Nous vivons dans une période mouvementée, où la construction de communautés, l'espoir et la solidarité sont si importants, et quelle meilleure façon de le faire que par la chanson ? Les paroles de We All Stand Together trouveront écho auprès de tant de personnes en 2017. Le producteur du projet James Hawkins a déclaré : « " We All Stand Together " est la chanson parfaite pour rassembler toutes les différentes chorales présentées sur l'album. Le message " une chose est certaine, nous ne céderons jamais " résonne avec chaque groupe, et nous sommes tellement excités d'apporter cette chanson classique à une toute nouvelle génération. » Tous les bénéfices de la vente du single et de l'album seront répartis entre les 10 chorales impliquées ou leurs œuvres caritatives désignées. ||

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14 décembre 2017

Paul McCartney au-delà du conformisme

Paul McCartney au-delà du conformisme

Il est des mythes difficiles à déconstruire. Après avoir fait longtemps partie des adorateurs de John Lennon et des pourfendeurs de Paul McCartney, Philip Norman ouvre les yeux sur celui qu'il décrivait, à longueur de papiers, comme un conteur, certes très doué, de niaiseries pour adolescentes. Une « légende » renforcée après la mort tragique de John Lennon en 1980. « À partir de ce moment-là (…) Lennon serait considéré comme l'avant-gardiste, l'expérimentateur, le preneur de risques, et McCartney resterait le mélodieux, le sentimental, le prudent. »

Dans une biographie aussi monumentale que passionnante, Norman, « rock critic » au Times, démonte une par une ces images d'Épinal. Et révèle finalement ce que les « maccartistes » savaient déjà : celui qui prend des risques (musicaux), c'est « Macca ». À l'époque des Beatles, c'est lui qui a les idées les plus percutantes, songe à l'album Sergent Pepper, impulse le changement d'image des Fab Four, trop sages, crée le premier morceau de heavy métal avec Helter Skelter... Une fois l'aventure « plus célèbre que le Christ » terminée, McCartney alterne avec les wings ballades (qu'il maîtrise à la perfection), rock, reggae, électronique (« Coming Up » qui suscitera même l'admiration de Lennon), l'étrange Temporary Secretary. Alors que Lennon n'atteint qu'à de rares reprises ses anciens sommets, qu'Harrison fait un chef-d'œuvre (All Things Must Pass) puis s'en va et que Ringo fait du Ringo, McCartney garde une qualité (presque) constante tout au long des années 1970. Norman réévalue à la hausse RAM (1971), consacre Band on the Run (1973), donne quelques satisfecit à des singles et tresse des louanges à Chaos and Creation in the Backyard (2005), son dernier opus digne de l'époque des Beatles.

Un rebel loin du consensuel

Autre idée reçue gravée dans le marbre : Paul McCartney serait, avec Yoko Ono, à l'origine de la séparation du plus grand groupe de musique de l'histoire. Pourtant, Norman prouve page après page que « Macca » a tout fait pour maintenir soudé un groupe en voie de désintégration. McCartney, certes dirigiste, garde son calme face à l'interventionnisme de Yoko (« Alors qu'elle ne connaissait absolument rien à la musique pop (...) elle n'hésitait pas à offrir ses opinions sur les chansons qu'ils travaillaient au studio »), passe outre le dilettantisme de John, gère tant bien que mal les sautes d'humeur de George (dont le portrait ici n'est guère flatteur pour celui qu'on présentait comme le gentil hippie disciple du Maharishi Mahesh Yogi) et demeure le dernier à faire son album solo, quand les autres ont déjà vogué vers des aventures solitaires.

Le vrai rebelle, enfin, c'est celui qui, derrière la vie de bon père de famille rangée, fait la une des journaux pour ses nombreuses arrestations pour possession de marijuana. Son rapport à la drogue est d'ailleurs brillamment évoqué. C'est également l'homme des combats. Pour le végétarisme, les bonnes causes et les batailles politiques à risque : en 1972, il s'attaque à la monarchie dans Give Ireland Back to the Irish – le titre sera interdit outre-Manche. Tandis que John Lennon, sous la plume de Philip Norman, apparaît comme le vrai petit bourgeois vivant avec femme et enfants dans un quartier chic de New York... Mais la légende resta figée le 8 décembre 1980. Paul aura alors cette phrase, citée dans le livre (p. 574) : « Il (John Lennon) est mort en légende, et moi je vais mourir en vieil homme. » Cruel et injuste destin pour les deux hommes. Norman, dans une écriture fluide, bien que se perdant quelquefois dans des détails anecdotiques ou répétitifs, retrace les heures de gloire de Paul McCartney, les plus sombres également (son divorce avec Heather Mills raconté par le menu comme un mauvais soap opera) et n'élude pas son rapport compliqué, voire obsessionnel, à l'argent. Une biographie de référence à lire. Accompagné de la cinquantaine de tubes composés par la légende. ||

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13 décembre 2017

Fans des Beatles, participez au livre de Jean-Marc Fouques

Fans des Beatles, participez au livre de Jean-Marc Fouques

Que se dégage t-il des chansons des Beatles et que provoquent-elles dans votre imaginaire ? Êtes-vous plutôt sensible aux sonorités pop-rock du groupe, ou à ses titres plus mélancoliques ? Voilà l'une des 37 questions que Jean-Marc Fouques vous propose de répondre à travers un questionnaire destiné à son futur livre consacré aux Beatles et axé sur les fans en général, leurs motivations, leur ressenti - sur ce que le groupe mythique de Liverpool leur a apporté et continue de leur apporter. Plusieurs témoignages complèteront le récit, comme celui de Rod Davis, membre des Quarrymen, le premier groupe fondé par John Lennon en 1956. Vous souhaitez participer au projet ? Veuillez télécharger le fichier ci-dessous en cliquant sur le lien « Questionnaire ». Ce document s'ouvre avec les logiciels Word (PC) ou TextEdit (Mac) et peut être rempli de façon anonyme ou nominative pour une citation dans le texte rédactionnel. Vos anecdotes, souvenirs, remarques sont les bienvenus. Transmission de vos réponses ou questions diverses, contactez l'auteur par mail (jean-marc.fouques@gmx.fr) ou par mobile en envoyant un SMS au 0033 (0)6 88 62 50 40.

Cet ouvrage à venir est une proposition des Éditions Camion Blanc, chez qui Jean-Marc Fouques a participé à la traduction de plusieurs livres, mais aussi chez d'autres éditeurs. Sa contribution concerne notamment Les Beatles avant la gloire (Sam Leach), The Beatles : L'Histoire que l'on raconte (Lysaght / Pritchard) ou Biloutesmania from Mons (René Lemur). Mais également d'autres groupes de l'histoire de la musique, Les Yardbirds (Greg Russo) ainsi que Black Sabbath et l'Essor du Heavy Metal (Andy Cope). Fan français des Beatles depuis toujours, professeur d'anglais en retraite (diplômé de plusieurs universités), Jean-Marc Fouques au cours de nombreux séjours à Liverpool a rencontré des personnalités importantes, en particulier Sam Leach, organisateur de concerts qui officia en tant que manager des Beatles et fut à l'origine de la visite de Brian Epstein au Cavern Club. Freda Kelly, la secrétaire des Beatles et organisatrice de leur fan-club dont le documentaire Dans l'antichambre des Beatles Good Ol' Freda ») de Ryan White sorti en 2013 lui rend hommage. Louise Harrison et Julia Baird-Lennon, les sœurs des deux Fab Four. ||

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12 décembre 2017

Tournée européenne 2018 : Ringo Starr à l'Olympia

Tournée européenne 2018 : Ringo Starr à l'Olympia

Sept ans après son dernier passage dans la capitale française, l’ancien batteur des Beatles, Ringo Starr, investira la salle mythique de l’Olympia à Paris le mercredi 6 juin 2018 pour un concert unique au côté de son « All Starr Band ». Un collectif à géométrie variable fondé en 1989 dont la spécialité est la reprise de tubes pop et rock. L'esprit du groupe tient dans cette déclaration de Ringo : « Chaque musicien sur scène est une star à part entière. » Au célèbre 28, boulevard des Capucines qui a vu tant de légendes, notamment les Beatles, il s’agira du premier show de la nouvelle tournée européenne 2018 qui comptera 21 dates et fera également escale à Berlin, Vienne, Madrid, au Luxembourg ou encore à Monte-Carlo.

Après six années passées à jouer entouré des mêmes musiciens, Ringo Starr au chant et à la batterie accueille aujourd’hui dans sa 13e formation, le retour du guitariste Colin Hay (Men at Work) et la première participation du bassiste Graham Gouldman (10cc). Ils remplacent Todd Rundgren et Richard Barnes. Les deux artistes rejoignent ainsi les musiciens déjà présents dans le projet, à savoir Steve Lukather (Toto) à la guitare, Gregg Rolie (Santana) aux claviers, Warren Ham (saxophone et percussions) et Gregg Bissonnette (David Lee Roth) lui aussi à la batterie. Ringo aura l'occasion de défendre en live son 19e album, sorti le 17 septembre dernier. Intitulé Give More Love, cet opus compte de nombreux invités tels que Joe Walsh, Peter Frampton mais aussi Paul McCartney, qui a participé à la basse et aux chœurs sur deux chansons. ||

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11 décembre 2017

La compilation expérimentale de Paul McCartney refait surface

La compilation expérimentale de Paul McCartney refait surface

Pendant la période de Noël 1965, Paul McCartney est allé au studio de l'éditeur de musique Dick James pour transférer une cassette sur disque comme cadeau aux autres membres des Beatles. Seulement trois exemplaires ont été pressés. Durant des décennies, on pensait que le matériel avait été perdu. Cependant en 2011, un disque vinyle pirate est apparu incluant le travail de Paul McCartney et des ajouts de John Lennon et Ringo Starr. Le 1er décembre 2017, Simon Wells (auteur, biographe et musicien anglais) a mis en ligne sur Youtube, l'enregistrement de McCartney appelé Unforgettable, titre de la chanson de Nat king Cole que l'on retrouve en début de séquence. Sur la bande restaurée de 18 minutes dont 8 restent inédites, on entend « Macca » avec un fort accent imiter un animateur de radio américain, tout en présentant certaines de ses chansons préférées : Someone Ain't Right de Peter And Gordon ; Get Around des Beach Boys ; (Love Is Like A) Heatwave de Martha and the Vandelas ; Don't Be Cruel d'Elvis Presley et Down Home Girl des Rolling Stones. Comme le note le site Dangerous Minds qui a révélé l'information, l'histoire du disque a été racontée dans le livre de Richie Unterberger, The Unreleased Beatles : Music and Film.

Dans une entrevue en 1995 avec Mark Lewisohn, spécialiste mondialement reconnu des Beatles, Paul Mccartney a confirmé l'historique : « Oui, c'est vrai. J'avais deux magnétophones Brenell à la maison, sur lesquels j'ai fait des enregistrements expérimentaux et des boucles, comme ceux de Tomorrow Never Knows, se souvient-il. Et une fois, j'ai assemblé quelque chose de génial, d’un peu décalé, juste pour les autres Beatles, une chose amusante qu'ils pouvaient écouter tard dans la soirée, c'était juste quelque chose pour les copains, en gros. » Le bassiste et chanteur des Fab Four ajoute : « C'était comme un magazine, plein d'interviews bizarres, de musique expérimentale, de boucles, de morceaux que je savais que les autres n'avaient pas entendus, c'était juste une compilation de choses étranges... Malheureusement, la qualité de ces disques était telle qu'ils s’abîmaient pendant que vous les écoutiez et au bout de quelques semaines, ils étaient foutus, mais il y a probablement une cassette quelque part. » ||

8 décembre 2017

8 décembre 1980 : John Lennon tombe à terre

8 décembre 1980 : John Lennon tombe à terre

Le 8 décembre 1980, John Lennon vient d’être assassiné. Dans l’entrée même du Dakota Building, à New-York, où vivait le chanteur des Beatles. Il est 22 h 52 quand Lennon rentre chez lui pour embrasser son fils de cinq ans, Sean, avant qu’il ne s’endorme. Mais au moment de grimper les quelques marches qui le séparent de l’entrée, un intrus l’appelle doucement, presque en chuchotant : « Monsieur Lennon ». John se retourne ; l’homme est en position de tir, bien campé sur ses jambes, tenant fermement, à deux mains, un calibre 38. Lennon n’a pas le temps de réagir. Mark David Chapman vide son barillet sur l’artiste, cinq balles. Le fondateur des Beatles vacille, il réussit quand même à gagner le vestibule. Le portier se précipite, mais il est trop tard : la star va s’éteindre à l’hôpital quelques minutes plus tard.

On parlera d’un acte de folie pure. Mais la vérité, c’est que Chapman a expliqué son geste. Il accusait John Lennon d’avoir trahi ses idéaux de fraternité, d’être devenu trop riche, de s’être embourgeoisé en somme. Le paradoxe, c’est que ce Chapman était un vrai fan ! Quelques heures plus tôt, alors que Lennon sortait de chez lui, Chapman lui avait tendu à dédicacer son exemplaire de Double Fantasy ! Il a attendu tranquillement que la police vienne l’appréhender sur les lieux du crime, en lisant un exemplaire du roman culte de Salinger, L’attrape cœurs, un livre qui l’obsédait. Arrêté et condamné, il est toujours en prison. Il a écopé de la perpétuité assortie d’une période de sûreté de 20 ans. Depuis 2000, il demande, en vain, sa mise en liberté conditionnelle. ||

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