Swiss Beatles Fan Club

20 octobre 2017

Le Reine Elizabeth réinvente la suite 1742 de John Lennon et Yoko Ono

Le Reine Elizabeth réinvente la suite 1742 de John Lennon et Yoko Ono

En 1969, John Lennon et Yoko Ono organisaient au Le Reine Elizabeth de Montréal leur mythique « bed-in » en priant pour la paix dans le monde. Quarante-huit ans plus tard, l'hôtel de luxe ouvre la célèbre suite 1742 à sa clientèle avec un intérieur entièrement inspiré par les deux anciens illustres locataires. Dévoilée aux médias le 21 septembre dernier lors de la Journée internationale de la paix, la chambre mainte fois réaménagée n'a plus vraiment grand-chose à voir avec la version originale, si ce n'est le souvenir d'un plaidoyer pacifiste encore bien ancré dans les esprits. Du 26 mai au 2 juin 1969, John et Yoko, en pyjama, avaient organisé leur fameux « bed-in » pour dénoncer devant les nombreux journalistes présents le conflit au Vietnam. C'est là aussi que le couple, conscient de leur notoriété, avait composé et enregistré Give Peace a Chance, hymne des futures manifestations organisées contre la guerre. « Lors de l'événement, ils ont tout simplement mis un matelas au sol. Ils ont mis plein de fleurs et il y avait la guitare de John, évidemment, qui jouait », a expliqué Martin Blanc, architecte et designer chez Sid Lee. «Lors de l'événement, ils ont tout simplement mis un matelas au sol. Ils ont mis plein de fleurs et il y avait la guitare de John, évidemment, qui jouait», a expliqué Martin Blanc, architecte et designer chez Sid Lee.

Pour s'approcher au plus près de l'époque, alors porté par le mouvement « peace and love », l'hôtel de la chaîne Fairmont a mandaté la firme d'architecture Sid Lee afin de réaménager les lieux pareil à 1969. Ainsi, l'espace central a été dégagé et le lit repositionné contre la fenêtre avec en prime les affiches « bed peace » et le « hair peace » accolés sur la vitre de la fenêtre. Les nostalgiques seront heureux d'apprendre que plusieurs accessoires illustrant les personnalités de du couple Lennon ont été installés ici et là. Un canapé anglais Chesterfield, un tabouret Butterfly du designer japonais Sori Yanagi, un service à thé coloré modèle sixties et sur le coin du lit, une Gibson presque similaire à la guitare fétiche du chanteur des Beatles assassiné en 1980. Des œuvres d'artistes contemporains sont mises à disposition comme le motif floral suspendu de Jannick Deslaurier.

Même si la ligne est parfois mince entre hommage et le goût du spectacle, on applaudit quand même le souci de la reconstitution historique. À l'intérieur d'une autre pièce, douze casiers interactifs remplis de photographies et extraits d'archives exclusifs rappellent l'effervescence du moment. Des casques de réalité virtuelle permettent d'ailleurs de se mettre à la place de John Lennon, couché sur le lit et répondant aux questions des journalistes. Enfin, rappelons que la suite n'est pas un musée ouvert au public. Les amateurs qui voudront s'y rendre devront d'abord louer la chambre dont le tarif promotionnel en 2017 s'élève à 1969 dollars canadiens par nuit pour ensuite atteindre le prix final de 2400 à 3500 dollars canadiens en 2018 selon les médias. D'après des informations, les réservations pour la 1742 sont déjà assurées jusqu'à cette fin d'année. ||

InformationHistoire

Suite John Lennon & Yoko Ono 2017 : chambre au 17e étage avec une surface de 128 m2.

19 octobre 2017

Paul McCartney s'engage pour libérer des lévriers au Texas

Paul McCartney s'engage pour libérer des lévriers au Texas

Un soutien de poids pour PETA. Après que l’association pour la défense des animaux a révélé le mois dernier l’existence des conditions déplorables dans lesquelles vivaient près de 150 lévriers dans un élevage du Texas, Paul McCartney a décidé d’intervenir le 10 octobre dernier pour appeler à la fin de ce business animalier. À Cherokee, la Pet Blood Bank récupère les chiens délaissés par l’industrie des courses et ne les gardent plus que pour récupérer leur sang, ce dans un ancien élevage de dindes. Son principal client est un distributeur milliardaire, Patterson Veterinary Supply, qui fournit ensuite les cliniques vétérinaires des États-Unis. Dans un premier temps, en prenant connaissance de la vidéo et des photos de PETA, Patterson Veterinary Supply avait décidé de mettre un terme à son contrat avec la Pet Blook Bank, mais également de venir en aide aux chiens. Cependant, une semaine plus tard, le distributeur a fini par revenir sur son initiative de sauvetage après une enquête des autorités qui n’auraient pas trouvé de traces d’abus ou de négligence dans l’élevage de Cherokee, selon lui. Ainsi, le contrat reste rompu, mais Patterson Veterinary Supply ne prendra pas les lévriers en charge. C’est là que l'ancien Beatle est intervenu, demandant, dans une lettre écrite à James Wiltz, président de la Patterson Veterinary Supply, à ce que le distributeur accomplisse sa promesse.

Lettre de Sir Paul McCartney

« Cher M. Wiltz, Je vous écris pour vous appeler à honorer votre promesse, et à libérer les chiens que votre entreprise a utilisés pour leur sang pendant de nombreuses années, sachant que ces 150 chiens – dont l'état s'est épouvantablement dégradé et qui sont maintenant détenus dans des conditions qui sont loin d'être idéales – ont servi votre entreprise, leur coûtant leur santé et leur bien-être. J'ai habité avec des chiens depuis mon enfance et les ai tous énormément aimé, dont Martha qui a vécu à mes côtés pendant environ 15 ans et pour qui j'ai écrit la chanson Martha My Dear. Je suis sûr que vous savez que les chiens ont besoin d'affection et de confort—d'un lit dans lequel dormir, de chaleur en hiver, de la possibilité de courir et de jouer, et comme vous et moi, ils ont soif de bonheur et de compagnie.

Je me joins à mes amis de PETA pour vous demander de rendre un semblant de vie à ces lévriers, et de les libérer des conditions atroces dans lesquelles ils sont confinés, isolés et seuls, certains tressaillant au bruit des pas de la personne qui vient prendre leur sang encore et encore. Ils ont eu une vie difficile sur l'hippodrome, et ils vont mourir sans amour s'ils sont laissés où ils sont. J'ai vu des photos de la façon dont ils souffrent à cause de leurs griffes qui ont poussés jusque dans leurs coussinets, ainsi que de leurs gencives infectées et leur dents pourries, et l'on m'a dit que certains d'entre eux sont apparemment morts d'un manque d'eau. Des personnes au grand cœur, des associations professionnelles prenant en charge les lévriers, se tiennent prêtes à placer ces chiens dans des foyers et à les y transporter sans frais. S'il vous plaît, prenez la bonne décision et gagnez le soutien de tous les vétérinaires bienveillants et de toutes les bonnes âmes du monde entier. Je reste dans l'attente de votre réponse. Sincèrement, Sir Paul McCartney. »

Plus de 110 000 personnes mettent la pression

Un représentant de PETA a dit à l'agence de presse WENN : « La plupart des chiens de cet endroit sont confinés dans des chenils nus, dans lesquels on voit qu'ils souffrent de troubles comportementaux induits par le stress, comme faire les cent-pas, tourner en rond, rester tapis, et même s'uriner dessus de peur quand on les approche. Depuis que l'exposé de PETA est publié en ligne et dans le Washington Post, plus de 110 000 personnes ont demandé à Patterson Veterinary Supply d'utiliser ses ressources pour aider ces chiens à avoir une attention pour le reste de leur vie, et un panneau mobile est apparu devant le QG du Minnesota de l'entreprise ». La vétérinaire Anne Hale, ancienne PDG de la première et la plus grande banque de sang animal commercial du pays, a dit qu'elle a visité cet été le lieu en question et a été « agréablement surpris » de trouver des chiens qui semblaient en bonne santé et heureux. Après avoir visionné les photos et la vidéo diffusées par PETA, Hale a toutefois déclaré que son évaluation avait changé. « Il semble que l'installation ait été " nettoyée " avant notre tournée », a déclaré Hale dans un courrier électronique. « Je suis d'accord que cette installation devrait être discutée. Cela suggère certainement qu'une réglementation régionale, étatique ou fédérale est justifiée. ||
Avertissement : cette vidéo de PETA peut choquer les esprits sensibles.

18 octobre 2017

Liam Gallagher et Paul McCartney : pizza ou cocktail ?

Liam Gallagher et Paul McCartney : pizza ou cocktail ?

Liam Gallagher se souvient d’un moment de confusion mémorable avec Paul McCartney. L’ex-Oasis et Beady Eye estime beaucoup Paul McCartney et ne manque pas une occasion de le rencontrer. Il a partagé une anecdote récemment au journal anglais New Musical Express. Alors qu’il était au Royal Albert Hall de Londres, il rencontre l'ancien Beatle. « Tu es toujours en train de courir, viens t’asseoir », lui dit-il. Liam Gallagher s’exécute et prend place à côté de lui. McCartney lui demande alors : « Est-ce que tu aimes les Margaritas ? ». Et Liam de lui répondre « oui mais c’est gentil, j’ai déjà mangé, je préfère dîner plus tôt. » Mort de rire, McCartney lui répond alors « imbécile, je te parle des cocktails ! ». Gallagher pensait qu’il lui offrait une pizza… En 2012, Liam Galllagher avait expliqué préférer John Lennon à McCartney : « je ne dirais pas qu’il est meilleur auteur-compositeur, ils sont tous les deux différents et brillants, mais je préfère les œuvres de John Lennon, je les trouve plus belles, et un peu plus folles aussi. McCartney, un peu comme Noel, est trop " propre ". Lennon était plus dingue et j’aime ce genre de truc. Sa voix est ce que je préfère, déjà quand il parle, mais quand il chante, c’est encore au-dessus. Et sa voix politique ? je n’en n’ai rien à foutre, je ne pourrais pas m’intéresser moins à la politique. Mais par-dessus tout, sa voix, ses chansons, ses mots... c’est le monde pour moi. » ||

17 octobre 2017

Le « Sgt. Pepper » des Beatles célébré au Théâtre des Champs-Élysées

Le « Sgt. Pepper » des Beatles célébré au Théâtre des Champs-Élysées

L’ambition de cette nouvelle série des Classiques de la pop organisée par le Théâtre des Champs-Élysées en complicité avec le compositeur et arrangeur Yvan Cassar est de célébrer quelques-uns des plus grands albums pop des cinq dernières décennies en compagnie d’interprètes d’horizons musicaux et de générations différents. Le Rennais Yvan Cassar est devenu incontournable dans la production musicale française, il a travaillé au succès de beaucoup d'artistes, notamment Mylène Farmer, Claude Nougaro, Johnny Hallyday, Charles Aznavour, Céline Dion, William Sheller, Jean-Jacques Goldman, Patricia Kaas, Pascal Obispo, Jacques Dutronc, Michel Sardou, Florent Pagny, Grégory Lemarchal, Roberto Alagna, ou encore Jean-Michel Jarre.

Le XXe siècle musical est riche en partitions emblématiques, initiées dès le Pelléas de Debussy et Le Sacre du printemps de Stravinsky et se poursuivant tout au long du siècle par quelques pages majeures signées de l’École de Vienne, de Stockhausen, Boulez, Messiaen, John Cage… pour ne citer qu’eux. Autant d’œuvres qui se sont approprié l’histoire de la musique pour mieux en ouvrir de nouveaux territoires. La « Pop » a connu également ce cheminement et des albums « concept » aussi originaux et réussis que Sgt. Pepper des Beatles, Tommy des Who, The Wall des Pink Floyd, Berlin de Lou Reed ou Space Odyssey de David Bowie ont marqué de leurs empreintes, au même titre que les « classiques », l’histoire de la musique et des générations d’interprètes. Premier rendez-vous de la série avec le mythique et désormais cinquantenaire Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Ce chef-d’œuvre qui a révolutionné l'industrie du disque sera célébré, avec des artistes lyriques et chanteurs pop, accompagnés d’une formation de musique baroque, d’une rythmique rock, d’un groupe vocal et d’un ensemble de cuivres. Sous la direction artistique d'Yvan Cassar et avec la participation de Francis Cabrel, Matthieu Chedid - M -, Imany, Laurent Voulzy, Natalie Dessay, Louis Chedid, Gaëtan Roussel, Christophe Willem, Hugh Coltman, Karine Deshayes, Roni Alter, Opus Jam... ||

« Les classiques de la Pop : Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band »
Vendredi 20 octobre 2017 à 20 h, Théâtre des Champs-Élysées,
avenue Montaigne 15, 75008 Paris (France).


Billetterie

12 octobre 2017

Exposition René Magritte : le peintre belge qui inspira les Beatles

Exposition René Magritte : le peintre belge qui inspira les Beatles

En attendant la grande exposition Magritte-Broodthaers et l’art contemporain qui s’ouvrira le 13 octobre 2017 au musée Magritte de Bruxelles, une nouvelle petite expo intitulée Atomium meets Surrealism s’est ouverte le 21 septembre dernier, à l’occasion du 50e anniversaire de la mort du peintre belge, à l’Atomium de Bruxelles, elle se tiendra jusqu'au 10 octobre 2018. Dans un premier temps, le visiteur pénètre littéralement dans le monde de Magritte dans la mesure où les œuvres sont agrandies en 3 dimensions de manière à ce que le visiteur puisse se promener dedans, comme dans des décors de théâtre. Ainsi plongé au cœur des peintures, le public peut non seulement en découvrir les moindres détails, en ce compris ceux que l’on ne voit d’habitude jamais, mais aussi flirter et jouer avec eux, comme toucher les oiseaux dans le ciel ou encore s’asseoir sur les pommes vertes. Cette atmosphère théâtrale est complétée par des bandes-son de même que des éclairages adaptés à chaque œuvre en vue d’en magnifier tous les aspects. Dans un second temps, l’exposition se prolonge par des citations marquantes de Magritte – sur son art et sur le surréalisme en général – ainsi que des projections qui illustrent d’autres éléments de son univers. 
Cette section permet d’aborder les liens conceptuels à la base ces créations, tels l’image, la représentation, la logique, le discours, la réalité et leur mise en œuvre. Par cette double approche - à la fois sensorielle et intellectuelle - chacun a l’occasion de découvrir les secrets de cette production unique au monde, quel que soit son niveau de connaissance.

Henri Simons, directeur de l’Atomium a partagé une anecdote à propos de la pomme verte, typique de Magritte, qui sert même de sièges aux visiteurs de l'exposition. En 1966, le marchand d’art anglais Robert Fraser acheta un petit tableau de Magritte intitulé Le jeu de Mora. On y voit une grosse pomme verte sur laquelle est écrit en blanc, au pinceau, « Au revoir ». Fraser était un ami de McCartney, grand amateur de Magritte dont il possède 25 tableaux ! Un jour, il rendit visite au célèbre Beatle mais celui-ci était absent et il déposa alors comme clin d’œil (« Au revoir ») ce tableau de Magritte. Paul McCartney aima tant ce geste qu’il acheta la toile et que ce tableau à la pomme l’inspira pour créer le célèbre logo d'Apple Corps, la compagnie fondée par les Beatles en janvier 1968. Steve Jobs et Apple se sont ensuite emparés de la même pomme. Un long conflit juridique entre Apple et les Beatles a suivi, aboutissant à un accord entre les deux parties (les Beatles sont sur l’iTunes Store d’Apple). Une autre réflexion existe sur la source d'inspiration qui mena le groupe de Liverpool à utiliser la fameuse pomme. Lorsque les Beatles apprennent que leur « capital » peut être soit investi dans la création d’une entreprise soit dilapidé en impôts divers, ils choisissent la première solution, débouchant sur la naissance d’Apple Corps. Ce nom est un jeu de mots car l'homonyme anglais « apple core » signifie « trognon ». Selon les informations parues sur Wikipédia, le nom et le logo ont été inspirés du célèbre tableau Le Fils de l'Homme (1964) de René Magritte et le design est complété par le graphiste britannique Gene Mahon. ||

Photo de titre : lithographie, « Le Fils de l'Homme » de René Magritte (1964).
Ci-dessous, illustration noir et blanc du « Jeu de Mora » (1966).


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