Swiss Beatles Fan Club

23 mai 2018

Paul McCartney n'ira pas en Israel pour recevoir le Prix Wolf 2018

Paul McCartney n'ira pas en Israel pour recevoir le Prix Wolf 2018

Paul McCartney a annoncé qu’il ne viendrait pas en Israël à la fin du mois de mai pour recevoir le Prix Wolf 2018 en musique, citant des raisons d’emploi du temps, ont rapporté les médias israéliens. Le prix sera annulé s’il ne se rend pas non plus à l’une des deux prochaines cérémonies de remise des prix à Jérusalem en 2019 ou 2020. C’est la deuxième fois depuis quelques semaines qu’une célébrité refuse une invitation à venir en Israël pour recevoir un prix, après que Natalie Portman a déclaré le mois dernier qu’elle ne viendrait pas chercher le prix Genesis en raison de la politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais McCartney n’a pas cité de raisons politiques, ce qui signifie qu’il peut encore éventuellement visiter l’État juif et recevoir le prix. L’ex-Beatle a joué un concert chaudement accueilli au parc Yarkon de Tel Aviv en septembre 2008. Le seul autre membre encore en vie des Beatles, le batteur Ringo Starr, se produira en Israël le 23 juin à la Menora Mivtachim Arena de Tel Aviv avec son groupe All Starr.

« C’est très flatteur et je suis reconnaissant d’être lauréat du Prix Wolf de cette année », a déclaré Paul McCartney à la Fondation Wolf. Le prix est remis aux lauréats chaque année lors d’une cérémonie à la Knesset à la fin du mois de mai. « C’est vraiment un grand honneur pour moi d’être parmi les plus grands artistes, créateurs, scientifiques et auteurs de notre temps », a-t-il ajouté. « Mais après avoir consulté mon emploi du temps, je dois annoncer que je ne serai pas en mesure de venir à la date fixée. » Selon les règlements du Prix Wolf, les lauréats doivent venir en Israël en personne et recevoir le prix de la main du président. « S’ils s’abstiennent de se présenter à la cérémonie prévue l’année où ils ont été choisis, il est possible d’assister à la cérémonie de remise des prix à la Knesset dans les deux ans suivant l’annonce », a déclaré la Fondation Wolf dans un communiqué. La fondation a cité des exemples précédents où les lauréats ont reçu le prix un an après leur victoire, comme la chanteuse d’opéra Jessye Norman en 2015 et le professeur de biologie moléculaire Joachim Messing qui a remporté le prix de l’agriculture 2013. « Nous remercions Sir Paul McCartney et son épouse Nancy Shevell pour leur coopération et leur correspondance respectueuse et nous nous attendons à les voir en Israël en mai 2019 », a déclaré Reut Inon Berman, directeur général de la Fondation Wolf. ||

22 mai 2018

La première guitare électrique de George Harrison vendue aux enchères

La première guitare électrique de George Harrison vendue aux enchères

Après une vente aux enchères, vendredi 18 mai, d'objets ayant appartenu à Prince, mort en 2016, la maison Julien's Auction a affolé les compteurs avec des guitares, tenues de scène et objets ayant appartenu à d'autres stars du rock et de la chanson, samedi 19 mai, à New York. Le record de la soirée revient à une guitare emblématique du passage de Bob Dylan du folk à l'électrique. Elle s'est vendue 495 000 dollars (420 000 euros environ). Cette guitare, une Fender Telecaster de 1965 qui appartenait à Robbie Robertson, guitariste de Bob Dylan, a été utilisée tant par Bob Dylan que par Eric Clapton et George Harrison, membre des Beatles, selon Julien's Auction qui organisait la vente. Elle avait été estimée entre 400 000 et 600 000 dollars (340 000 et 510 000 euros). Elle a marqué la conversion du chanteur folk de « The Times They Are A-Changing », à l'électrique avec des chansons comme « Like a Rolling Stone ».

Parmi les autres guitares célèbres vendues sous le marteau samedi à New York : la première guitare électrique de George Harrison, une Hofner Club 40, partie pour 430 000 dollars (365 000 euros), était l’un des articles les plus attendus qui n’avait pas été vu en public depuis 1966. L'instrument a été obtenu en 1959 en échange d'une Hofner President Archtop cédée à Ray Ennis, un membre de The Swinging Blue Jeans. Les Beatles s'appelaient alors The Quarrymen et se produisaient dans les bars de Liverpool sans batteur. Leur carrière les amènera par la suite à se produire régulièrement en Allemagne notamment au Star Club de Hambourg si bien qu'en 1966, le manager des Beatles, Brian Epstein, donnera la Hofner Club 40 de Harrison comme grand prix du concours pour le meilleur groupe du pays, remporté par le groupe Faces. Le chanteur et guitariste Frank Dorsal avait conservé cette guitare jusqu'à son décès en 2017. Sa veuve, Mary Dostal, qui faisait partie du groupe de filles The Liverbirds de Liverpool, a proposé la guitare à Julien's Auctions pour la vendre. Autre anecdote, lors du concours la guitare était annoncée comme étant signée par les quatre Beatles, et si les traces sont aujourd'hui légèrement estompées, une expertise récente révèle qu'il n'en n'est rien et que c'est probablement leur road manager, Neil Aspinall, qui aurait autographié l'objet, ce qu'il faisait souvent à la fin de 1965 sur des souvenirs et articles promotionnels.

La vente aux enchères consacrée « aux icônes de la musique » a vu une guitare Fender Telecaster en bois de rose fabriquée pour Elvis Presley en 1968, adjugée 115 200 dollars (98 000 euros). Plus de 40 ans après sa mort, les objets du King continue à s'arracher. Une ceinture d'Elvis, lourdement décorée, qu'il avait portée lors d'un concert à Hawaï en 1972, s'est vendue 354 400 dollars (300 000 euros environ). Une bague en diamant en forme d'étoile, donnée par Elvis à une admiratrice lors d'un concert en 1975, s'est elle adjugée à 100 000 dollars (85 000 euros). La vente de samedi comptait aussi beaucoup de tenues de scène, ayant appartenu à des artistes aussi divers qu'Elton John, Britney Spears ou Michael Jackson. Un costume veste-pantalon en cuir du défunt chanteur de « Thriller », assorti d'une chemise jaune, est parti pour 217 600 dollars (185 000 euros). Pour 179 200 dollars (152 000 euros), un collectionneur anonyme a aussi acquis une ceinture de cuir avec boucle en argent marquée des lettres d'or « Bad ». Au total, quelque 600 lots de stars de la musique ont été mis en vente sur deux jours, pour un montant total de plus de six millions de dollars, a indiqué une porte-parole de Julien's Auction. ||

Photo de titre : la Hofner Club 40 de George Harrison. Ci-dessous : la photo noir et blanc a été vendue aux enchères en 1996 à Melbourne et dans le catalogue de la maison Christie's, l'image était décrite comme « Partie d'un cliché de famille, George Harrison a 16 ans et a joué avec Eddie Sedgewick à la basse et avec un batteur, à la fête de David Minchella, au Co-Operative Hall, Rice Lane (Liverpool), le samedi 7 novembre 1959 ». L'instrument utilisé est la guitare Hofner Club 40.

21 mai 2018

Yoko Ono visite deux maisons d'enfance de John Lennon

Yoko Ono visite deux maisons d'enfance de John Lennon

Après avoir fait le voyage de sa maison de New York à Liverpool, Yoko Ono a été aperçue le 18 mai dernier en train de visiter deux maisons d'enfance de John Lennon. L'artiste japonaise, qui a été mariée au fondateur des Beatles de 1969 jusqu'à sa mort en 1980, était dans la ville pour inaugurer l'exposition Double Fantasy : John & Yoko, à découvrir jusqu'au 22 avril 2019. Sur son compte Instagram, elle a écrit : « Voici la chambre de John à Menlove Avenue. Je sens John ici avec moi ... Je t'aime John. Yoko. » Lennon a déménagé à Mendips (251 Menlove Avenue) dans le quartier de Woolton, après la séparation de ses parents, pour aller vivre avec sa tante maternelle Mimi Smith et son oncle George dès l'âge de cinq ans. Yoko a acheté la propriété en 2002 avant de la donner au National Trust, une association à but non lucratif britannique fondée dans le but de conserver et de mettre en valeur des monuments et des sites d’intérêt collectif. Le groupe d'adolescents de Lennon, The Quarrymen, a répété dans cette demeure en duplex, tout comme les Beatles. Un album posthume publié en 1986 se nomme Menlove Avenue. Yoko a visité la propriété de Mendips au moins deux fois auparavant, une fois peu après l'avoir acquise en 2002, et une deuxième fois en 2010 quand elle s'est rendue à l'école primaire de Dovedale, premier établissement scolaire que Lennon a fréquenté. La célèbre veuve a également été vue quitter la première maison de son mari, au 9 Newcastle Road, qu'elle a achetée aux enchères en 2013 pour la somme de 480 000 livres sterling, soit plus de trois fois le prix demandé, selon le journal The Independent. Cette modeste maison de banlieue en briques rouges où la mère de Lennon, Julia, a élevé son premier enfant, est située à deux pas de Penny Lane, qui a inspiré la célèbre chanson des Beatles. ||

Photos : Yoko Ono dans la chambre de John Lennon et devant la maison à Menlove Avenue.

18 mai 2018

Le Musée de la civilisation à Québec carillonne à l'heure de Londres

Le Musée de la civilisation à Québec carillonne à l'heure de Londres

Le Musée de la civilisation à Québec, au Canada, se met à l’heure de Big Ben et de la capitale anglaise à l’occasion de l’exposition Ici Londres, qui tiendra l’affiche jusqu’au 10 mars 2019. Une occasion de découvrir l’effervescence de cette ville cosmopolite, de l'après-guerre jusqu'à nos jours, où sont nés des courants musicaux qui ont balayé toute la planète. Une expérience immersive qui vise à faire ressentir l'énergie effervescente des univers de création londoniens tout en permettant de s'y reconnaître par moments, de s'émouvoir et de s'émerveiller devant les merveilles provenant des collections de la capitale du Royaume-Uni. L'exposition est le fruit d'une collaboration de huit institutions londoniennes (dont la Tate Gallery et le Museum of London) et la supervision de la chargée de projet Caroline Lantagne. Au sol, une carte de Londres guide les pas des visiteurs. Au centre de la salle, une maquette de la City of London, cœur économique de la ville, fait office de carrefour pour partir à la découverte des différents quartiers, chacun ayant sa renommée : Chelsea, le berceau de la mini-jupe et du mouvement punk ; Abbey Road, lieu de pèlerinage des fans des Beatles ; Soho, lieu de naissance des Swinging Sixties ; Camden Town, reconnu pour ses marchés aux puces et sa culture alternative. Il y a également des endroits indissociables de ce bouillonnement artistique comme la Whitechapel Gallery, le Southbank Center et le Royal Academy of Arts. Ville de dualité et de tous les écarts, Londres vibre autant à travers la monarchie qu'à travers la musique punk.

Ère numérique oblige, le visiteur pourra compter sur une nouvelle application (Mon MCQ), à télécharger sur son smartphone, pour obtenir des informations supplémentaires en « réalité augmentée ». Ainsi suffira-t-il de cadrer le gilet des Sex Pistols pour entendre leur musique, ou de poser le même geste devant la photo du mannequin Twiggy pour la voir s’animer en pictogrammes, sur un air de Tom Jones. Notons une création murale triptyque du père de l’art abstrait Ben Nicholson ; une vitrine consacrée aux Beatles dont deux lithographies signées John Lennon accompagnées de la chanson « Give Peace a Chance », ainsi que l’un de ses costumes de l’époque des Fab Four. Même le véritable taxi londonien, prêté par le Pub St-Alexandre, livre certains de ses secrets grâce à cette technologie. En complément de l’exposition, le Musée de la civilisation fera souffler un vent british tous azimuts dans ses murs, avec la présentation de nombreuses activités culturelles et éducatives. Toutes les fins de semaine de l’été, la cour intérieure s’animera avec des reprises de chansons des Bowie, Pink Floyd, Adele, Coldplay et Beatles, gracieuseté de six étudiants de la Faculté de musique de l’Université Laval. À signaler également, des visites guidées visant à faire découvrir quelques influences britanniques méconnues du Vieux-Québec. Conférences, longs-métrages, concerts de musique classique et menu spécial d’inspiration britannique au Café 47 complètent la programmation. ||

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17 mai 2018

«Star Wars» est aussi populaire que les Beatles selon Ron Howard

«Star Wars» est aussi populaire que les Beatles selon Ron Howard

Le réalisateur américain Ron Howard qui a mis en scène le nouveau film dérivé de la saga Star Wars, a ressenti la même pression pour tourner ce volet que pour son remarquable documentaire sur les Beatles, conscient de s’attaquer à deux mythes. « Le niveau d’attente est sans commune mesure avec tout ce que j’ai pu faire », a expliqué samedi le metteur en scène de 64 ans, qui a pourtant dirigé plusieurs productions majeures et adapté Le Grinch (2000) et Da Vinci Code (2006). « Vous tombez là-dedans et c’est incroyable », a reconnu celui qui a reçu l’Oscar du meilleur réalisateur en 2002 pour Un homme d’exception. « C’était un peu comme le documentaire sur les Beatles que j’ai fait », a-t-il ajouté, en référence à The Beatles : Eight Days a Week (2016). « Dès l’annonce, j’entendais : Ron, ne te plante pas là-dessus », s’est-il souvenu au sujet de son film sur le groupe de Liverpool. « Donc j’ai immédiatement ressenti la même chose avec ça (Star Wars). Les admirateurs sont derrière, et c’est bien. » Solo : a Star Wars Story, qui sort aux États-Unis le 25 mai prochain et dès le 23 en France, est le deuxième des trois spin-offs annoncés par Lucasfilm, et suit Rogue One, qui a terminé 2016 au deuxième rang des recettes au box-office. ||

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